Saturday, 29 May 2010
Hyde Park, Joe, Sacha, et une étrange absence d'écureuils
Friday, 28 May 2010
The Foundry
Thursday, 27 May 2010
The office... at 8.30 PM
Monday, 17 May 2010
Mon fabuleux fantastique travail
> Qu'est ce que je fais à mon travail ?
Le but ultime de mon stage est, à l'origine, de créer un programme qui permet aux visiteurs d'interagir avec des clips vidéos. Il faut par là imaginer un mix entre le tableau de Minority Report (mais sans les gants) et l'IPIPIP que j'ai fait l'an dernier avec les papillons.

Plus précisément, ça se passe comme ça : la caméra au dessus de l'écran repère vos mains, et vous pouvez à loisir sélectionner les vidéos visibles à l'écran sous forme de clip, les étirer, les bouger, arrêter, relancer...
L'idée suivante, c'est d'adapter le processus en 3D, avec des arrières plan où l'on peut renvoyer les vidéos par la Force, et la reconnaissance des gestes.
> La journée typique :
Le matin, après m'être péniblement réveillée à la lumière du jour de 6h15, puis de nouveau à 8h (très pratique les t-shirts que l'on peut enrouler autour de la tête), je me prépare un petit déjeuner à base de café français trouvé par miracle au Sainsburry et pars au boulot vers 9h. Après trois quarts d'heure de tramway pour hobbit, écrabouillée entre Herbert, Janet et Yoko, je sors à Old Street Station et parcours le dernier quart d'heure du trajet à pied.
Au bureau, j'arrive la première de ma table à 9h55, suivie assez rapidement par Steve et Joe avec son blouson de moto. J'ouvre le PC, je GEEKE pendant trois heures, je vais chercher à manger en cinq minutes, j'ouvre le PC, je GEEKE pendant six heures.
En quoi consiste le geekage ? La plupart du temps, à coller des post-it verts de diverses formes sur mes mains et à voir si le programme fait bien ce que je veux, et s'il reconnait bien ce que j'essaie de lui faire voir. Parfois, je me mets debout, je fais de grands gestes de débile avec mes bras et je bougonne contre le framework/la sur-luminosité du local/ma propre stupidité Et aussi une fois, j'ai fait des maths*.

Il faut se coller des post-it partout, c'est pour la gloire : /
Ce qui est cool, c'est que l'entreprise est très familiale, et a bien compris qu'un programmeur/geek heureux, c'est quelqu'un qui a le droit d'aller regarder le dernier xkcd suite à la recherche infructueuse de fuites de mémoire, ou encore de consulter ses mails et Facebook parce qu'il lui faut une idée de génie et que c'est pas en regardant son PC d'un air fixe qu'il va la trouver mais en passant à autre chose.
> Où j'en suis ?

Après avoir réussi à détecter les post-it, à attraper les clips vidéos et faire bouger, je suis passée aux mains, et là, ça n'a plus du tout été. En effet, pour rentrer un peu dans le détail, mon programme est un genre de super filtre qui transforme les images fournies par la caméra en trois canaux HSL (Hue = Teinte, Saturation, et Luminosity)

La teinte de la peau ne change pas, mais par contre la lumière à laquelle est exposée lui fait changer de couleur. Ainsi, en ne gardant que la teinte, on doit pouvoir récupérer tout ce qui est fait en peau dans une image. Sauf que le sol est marron, le plafond est blanc et les bureaux sont beige, donc c'est un peu plus compliqué que ça.
Ensuite, il faut savoir que la caméra n'est pas parfaite. Le jour où j'ai fait des maths*, c'était pour pouvoir détecter les objects pointus (en l'occurence les doigts). Sauf que tous les "bruits" dans le signal étaient eux aussi des milliers d'objets pointus que mon programme détectait avec une bonne volonté implacable.
Et puis, la lumière change lors de la journée, il y a des gens noirs, des gens blancs, des gens bras nus, des gens bêtes (Olivier me fait remarquer qu'il y a aussi des gens tés, merci beaucoup Olivier). Alors ça prend un peu de temps...
*Des maths oO ?
Oui, c'était une erreur. J'ai commencé à faire du Gossiaux (= des méthodes numériques), et ai commencé à poser des questions autours de moi à ce sujet aux brutes notoires du coin.
Heureusement, Steve m'a fait remarquer que si j'étais tombée aussi bas, c'était que mon problème n'était peut-être pas si essentiel et que je devais essayer autre chose, même si c'est vrai que c'est cool de détecter les trucs pointus.
J'ai donc laissé tomber certaines fonctions de mon programme (comme les clips qui volettent) pour me concentrer sur quelque chose de plus opérationnel.
C'est tout pour aujourd'hui !
Plein de bisous
Monday, 10 May 2010
Remarques diverses et hétéroclites sur Londres
Si la campagne londonienne ressemble beaucoup à la Vendée, la ville possède certaines particularités, plutôt agréables pour la plupart :
> C'est super propre !
Je ne sais pas comment ils arrivent à maintenir une aussi grosse ville aussi propre, mais en tout cas, on peut marcher dans les rues sans crainte de marcher dans de la matière organique non identifiée. Pas de papiers qui trainent, sauf les journaux gratuits dans le métro, que les gens laissent pour les suivants. D'ailleurs, le métro aussi est nickel.
> C'est l'hiver !
Un point de cliché qui ne se dément pas : on a beau être en mai, il fait à peu près aussi beau que lors d'une fin d'automne en Bretagne. Et aussi chaud. Ce qui n'empêche pas quatre-vingt pourcent des anglaises femelles entre vingt et trente ans d'oublier de mettre un pantalon le matin.
> D'ailleurs, puisqu'on en parle, des anglaises :
La proportion de femmes obèses est bien plus forte en france (la faute aux deux rayons de barres de chocolat par magasin et au marketing qui dit que le chocolat avec des bulles, c'est moins gras ?), mais ça ne les empêche pas non plus d'oublier leur pantalon le matin, causant parfois des cas inopinés de cécité fulgurante et de tournage de tête parmi la foule du métro.
Il faut ajouter à celà que la mode pour femme est franchement ridicule, et généralement portée avec une élégance proche du néant absolu. Exemple typique : top à rayures roses horizontales qui descend en dessous des fesses, gilet traditionnel vert sapin en gros coton, veste à pois et foulard *orange*, legging déchiré bleu ciel.
Les choses sont un peu différentes les matins de semaine particulièrement lorsque l'on travaille à la City et notamment en ce qui concernent les hommes. Ils sont pour la plupart très bien habillés, tous en costume acheté très cher/à Primark pour douze euros, c'est un vrai plaisir le matin dans le métro, quand on a la chance de pouvoir y respirer.
> Le métro aux heures de pointe est archibondé, et non, ce n'est pas un captain obvious
En effet, le métro du matin prend des allures de métro japonais. Les portes s'ouvrent et les deux cent personnes sur le quai arrivent toutes à entrer dans les wagons, déjà pleins, et ça continue pendant cinq stations avant que la tendance ne s'inverse. Il faut ajouter à cela que le métro de la Northern a manifestement été conçu pour les hobbits, et culmine à 1m85.
J'ai donc eu la joie immense de passer quelques matinées pliée en dix-sept, collée à droite contre la porte et à gauche contre John, Humpert, Stessy et Jordan qui veillaient à ce que je reste bien dans mon douzieme de mètre cube d'espace vital. AQH les métros double decker ?
> John, Humpert, Stessy et Jordan ?
A vrai dire, je choisis mal mes noms, car Londres est une ville où il y a plus d'étrangers que de Londoniens. Un autre point amusant est que, puisque de nombreux figurants de films sont choisis au Royaume-Uni/ les Américains viennent pour beaucoup d'origines britanniques, on a l'impression de croiser des acteurs connus partout. J'ai eu ainsi la joie d'apercevoir *Daniel Craig* dans le métro. Oh, et moins glorieux, j'ai croisé les sosies parfaits du Vince et de Jeff à Arsenal.
> La suite la prochaine fois :D
Bisous à tous
Le début du début
L'objectif du premier jour était simple : se rendre via Iffendic (chez mes grands parents) à l'aéroport de Dinard duquel partent les vols Ryanair, et prendre l'avion en direction de London Stansted.
Le destin, qui est un petit margoulin, devait sans doute trouver amusant de me voir angoisser et décida de mettre sur mon chemin :
- un bouchon monstrueux sur l'autoroute (trois quarts d'heure d'arrêt suite à un hélicoptère posé sur la voie)
- la compétition cycliste du tour de Bretagne (occasionant de nombreuses et aléatoires déviations)
- Nicole et Gaëlle qui voulaient absolument faire le tour des nouvelles plantations dans le jardin.
C'est ainsi dans un état proche de la névrose fébrile que j'arrivai à l'aéroport, où j'eus la joie de rejoindre Pierre-Yves qui se trouvait dans un état de stress encore plus avancé que le mien, notamment parce qu'il n'avait pas imprimé le bon document et s'était fait sucrer quarante euros par Ryanair pour une impression A4.
Enfin, nous laissons nos familles éplorées (les miens étaient partis visiter la ville, parents indignes) en entrant dans la salle d'embarquement. Le personnel de l'aéroport put vérifier que nous n'étions pas d'affreux terroristes prévoyant d'attaquer les hotesses à grand coups de coupe-ongle.
Peu après, on était dans l'avion.
Le vol fut plutôt intense, d'une parce que Pierre-Yves n'avait jamais pris l'avion et qu'il faut quand même le dire, c'est trop cool de prendre l'avion, et de deux parce que le pilote avait confondu le mot "aterrissage" avec "écrabouillage sur le sol suivi de petits rebonds".
Par la suite, on a réussi à récupérer nos bagages, trouver des sous, prendre nos billets et ne pas se tromper de quai ni de gare. L'Angleterre, qui du ciel ressemblait à une grosse Vendée en mieux organisé et avec plus de champs de colza continuait à ressembler véritablement à la Vendée vue du train, si l'on passe outre les zones industrielles désaffectées. Le train est même passé devant une reconstituion médiévale qui faisait étrangement penser au Puy du Fou...
Et enfin, parce que quand même, ça se passait trop bien, on fait connaissance en arrivant à la gare d'une certaine particularité du métro londonien... Il est toujours en travaux, par morceaux, le week-end. Le morceau étant en l'occurence le bout de ligne crucial qui nous permettait de rejoindre nos lignes respectives (sur la Circle). Ayant tous deux recherché des chemins alternatifs, nous nous séparons, et je finirais par arriver, dans la nuit, sur le chemin bordant le parc qui me mène à Thurleigh Road, où je rencontrai la soeur de ma propriétaire.

