
Bonjour à tous, je vous espère d'être en vacances et d'avoir comme prime occupation d'hésiter entre vous dorer au soleil et plonger dans la piscine.
Pierre-Maël vit maintenant avec moi depuis une semaine, et à ma grande joie, nous ne nous sommes pas encore entretués : à vrai dire ça se passe très bien entre lui et moi.
# Ivy versus Pascal
On ne peut pas en dire autant, cependant de ses relations avec ma collocataire préférée.
Un soir, alors qu'il était à la maison avec Olivier, laborieusement occupés à démontrer que P=NP (ou quelque chose d'approchant*) Ivy est entrée dans la cuisine, de sa démarche vigoureuse.
Elle s'approche des plaques de cuisson, ne remarque pas l'immense flaque d'eau laissée par le radiateur qui fuit et glisse dessus, tombant au sol.
Alors que Pierre-Maël lui demande gentiment si ça va, elle lui crache "of course not" et peste en Australien. Olivier et Pierre-Maël se proposent de l'aider à se relever. Elle les repousse, se remet debout et commence à les accuser de sa voix criarde, arguant que la chute était de leur faute puisqu'il ne l'avaient pas prévenue. Bien entendu.
Devant leur air ébahi, elle ajoute que la flaque n'aurait même pas dû exister et qu'ils auraient dû la serpiller.
Pierre-Maël, d'un ton encore aimable, lui explique qu'éponger la flaque aurait été une perte de temps car le radiateur s'était mis à fuir et que la flaque se serait reformée aussi sec** . Ivy trépigne et lui dit que dans ce cas, il aurait dû appeler l'agence.
Pierre-Maël et Olivier ont alors pris la décision qui s'imposait : ils sont partis. :D
# Un nouveau personnage burlesque : Rossi
De fait, Rossi - oui Sacha, il y a vraiment un mec qui s'apelle comme ça - est venu réparer le radiateur.
J'aime bien Rossi, c'est un bon gars, il vient de Bulgarie et on partage une certaine passion pour la critique de l'Angleterre. Du coup, on a toujours un sujet de conversation et on s'entend plutôt bien, et à vrai dire, tant mieux : avec mon appartement qui tombe en miettes humides, je le vois environs toutes les deux semaines affairé à réparer du toyau.
Ce week-end, Rossi et moi avons trouvé un nouveau terrain d'entente.
Rossi (air du mec qui sait pas s'il doit oser ou pas): The girrrl upstairrrs called me for the leak...
Moi (air de conspiratrice aigue qui comprend son désarroi): Yes ?
Rossi : She's not rrrealy nice uh ?
Moi : [sourire crispé]
Rossi : That girl... she's Chinese right ?
Moi : No, she told me she's Australian.
Rossi : ...No... She cannot be Austrrrralian, herr eyes are slanted.
Moi : I'm quite sure she's Australian
Rossi : ...
Je sais donc maintenant que les Australiens n'ont pas les yeux bridés, que la fuite vient en partie de chez mes voisins Polonais (c'est quoi leur problème à ces gens ?) et que j'ai le droit d'appeler Rossi à toute heure du jour et de la nuit si j'ai le moindre problème. Me voilà bien avancée :D
# Bien ou bien ?
Je vous ferais bientôt un article pour expliquer un peu mieux ce que je fais au travail. Si je devais résumer, je dirais que c'est passionant mais pour expliquer simplement, ça donne ça :
On passe nos journées à bouger un plan et une sphère.
Peut-être.
Du coup je peine un peu à expliquer à Pierre-Maël pourquoi je reste tard au boulot. Mais je vous assure, c'est super cool.
Je suis aussi un peu sortie dans la semaine et ai vu Adam, Sandra, Jonathan, ai découvert l'ancienne colloc de Adam : Yen, qui est adorable, et aussi la nouvelle maison londonienne de Joe.
Ensemble, nous avons fait des makis (sushis). Joe avait fourbement caché des grains de raisin au milieu de certains d'entre eux, et je dois avouer que le résultat était assez inattendu.
Il parait que lui et Jonathan ont une colloc énorme. Cette fille semble avoir pour principal talent d'être d'être capable de manger des poulets entiers dans le frigo, surtout quand ils ne lui appartiennent pas.
Eux, en bons anglais polis : "You know... She likes to eat."
Moi : Oh, is she really that fat ?
Bref, affaire à suivre !
Bisous à tous ! Vous me manquez tous (et en particulier Sacha***) !
* Ils devaient sans doute jouer à Wow ou regarder Harry Potter, pour changer
** En l'occurence, non.
*** Sacha, j'ai fait un rêve ou je t'ai sauvé parce que tu allais te faire manger par un T-Rex. Tu peux me dire merci.